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 Derrière le mariage, la question de l'homoparentalité est soulevée.
Photo: Nicolas Rividi
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En France, cela faisait partie des 60 engagements de François Hollande pendant les présidentielles, aux Etats-Unis, Barack Obama s’y est déclaré favorable. Il s’agit ici de la légalisation du mariage homosexuel, rejeté le 28 Mai au Bundestag par 309 voix contre 260.

L'Allemagne, pays de la « coolitude » des boîtes de nuit branchés et des mœurs progressistes et décomplexée rappelle ici aux touristes occasionnels que cela reste un pays comme beaucoup d'autres en Europe, dirigé par une coalition conservatrice, ouvertement réticente à la libéralisation des mœurs. Ce nouvel épisode marque un arrêt important de l ‘émancipation des communautés LGBT, dans un pays où l’Eglise semble conserver une influence importante au sein d’une classe politique parfois en perte de vitesse.

Déjà en 2001, lors du vote du Lebenspartnerschaft (partenariat de vie, l’équivalent du PACS), des ténors de l’Eglise allemande s’étaient distingués par des sorties médiatiques bien senties, qualifiant notamment l’homosexualité de « péché » et de « déviante » Aujourd’hui, 11 ans après, dans une Union Européenne qui semble s’ouvrir de plus en plus au mariage homosexuel, à l’image de l’Espagne et de l’Angleterre, le Bundestag allemand a freiné des quatre fers pour empêcher l’ouverture du mariage à tous. Arguant qu’il fallait « l’aval de la cour constitutionnelle » ou encore que « cette proposition de loi n’est ni faite ni à faire » les députés CDU (chrétien-conservateur) et FDP ( les libéraux ) se sont réfugiés derrière tout une série d’arguments pour arriver à leur fin.

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 Klaus Wowereit, maire de Berlin.
Photo: abbilder
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Du côté de l’opposition, Volker Beck, chef de file parlementaire du groupe Bundnis 90-Die Grünen a affirmé devant le Bundestag : « Celui qui dira 2 fois « non » manquera de respect à toute la communauté LGBT », exhortant le gouvernement de « prendre son courage à deux mains », comme l’a fait Cameron qui a utilisé des exemples conservateurs pour ouvrir le droit au mariage à tous en Angleterre. Toutefois, il est à noter des signes d’assouplissement de la part de certains, plus en phase avec l’avis de la population allemande. Ainsi, le ministre des affaires étrangères, Guido Westerwelle (FDP), ouvertement gay, a twitté récemment : « it’s okay to marry gay ». Ceci pourrait bien être un signe, à moins d'un an des élections, qu'une partie du gouvernement prend la mesure de l'importance attaché par la population aux droits de la communauté LGBT (Lesbienne-Gay-Bi-Trans), qui compte parmi ses "membres" le maire de Berlin, Klaus Wowereit (SPD).

Elie Abergel
le 19.07.2012

Lien vers le site du photographe, Nicolas Rividi:
www.ft-darkside.org