Jeudi 21 janvier, 19h à l’Institut Français*, le rendez-vous était pris. A peine arrivés à Berlin, c’est d’un air décontracté que Yannick, Tanguy, Olivier & Benoit accueillent la Gazette de Berlin dans un salon cosy. Retour sur l’entretien avec le quatuor quelques minutes avant leur entrée en scène pour rendre hommage à Django Reinhardt.
Benoit, Yannick & Tanguy à l'Institut Français
La Gazette de Berlin : Les Doigts de l’Homme ça a commencé comment?
Olivier Je jouais dans la rue avec un collègue pour gagner ma vie. En fait, j’ai eu l’opportunité d’enregistrer le premier disque. J’avais fait alors appel à mon ami Tanguy qui jouait de la contrebasse, à l’époque, avec Yannick dans un autre groupe. On travaille dans le même milieu, on se connaissait plus au moins et tout ça a commencé en Bretagne !
La Gazette de Berlin : Vous vous êtes rencontrés comment, vous ne veniez pas tous de la même région ?
Olivier : Si, en fait les dernières années on était tous à Rennes. Après avec Tanguy et moi on a déménagé dans la région Rhônes-Alpes.
La Gazette de Berlin : Le nom du groupe vient d’où ?
Les Doigts de l’Hommes : Un rapport avec l’outil, les mains et c’est tout le volet humain des relations de groupe. Au départ aussi c’était exclusivement instrumental, ce qui est redevenu aujourd’hui.
La Gazette de Berlin : Vos influences se situent où exactement?
Les Doigts de l’Hommes : Surtout par la musique manouche, rock, musique du monde et jazz forcément. Nous sommes tous curieux de la musique quand c’est bien fait. Chacun en a besoin pour son imaginaire. Ça varie en fonction des périodes, des musiciens. Ce n’est pas du tout figé. On est ouvert, on peut écouter du hip hop chez nous mais on ne se permet pas de l’importer dans le groupe. Ces musiques ont un minimum de rapport entres elles et il faut une certaine cohérence même au niveau de l’instrumental. Les Doigts de l’Homme restent surtout sur une musique acoustique.
La Gazette de Berlin : Au fait qui compose et qui écrit les textes ?
Les Doigts de l’Hommes : Olivier ! Le nouveau disque marque un petit virage par rapport aux anciens. Les Doigts de l’Homme se sont fait connaître par la force des compositions d’Olivier. La plupart de la musique dans les albums précédents a été réalisée par Olivier. Là il s’agit d’un retour aux sources de la musique manouche avec un aspect très instrumental.
Yannick, Tanguy & Olivier à l'Institut Français
La Gazette de Berlin : Vous avez donc un nouvel album ? On aura un aperçu ce soir ?
Les Doigts de l’Hommes : Officiellement, le disque sort le 24 mars et s’appellera « 1910 ». Ce soir vous aurez complètement un aperçu de nos nouveaux morceaux. C’est donc un disque hommage à l’occasion des 100 ans de la naissance de Django. Ce sont, soit des morceaux de Django, soit des morceaux qu’on a arrangés. Le nouveau répertoire on l’attaque déjà.
La Gazette de Berlin :Pour en revenir au nouveau membre. Benoit a intégré le groupe en 2007, était-ce prévu ?
Les Doigts de l’Hommes : On recherchait un percussionniste. Benoit était fan, il assistait à tous nos concerts, connaissait nos chansons par cœur, on le voyait à tous les concerts et après on l’a accueilli.
Benoit : J’étais fan, je connaissais tous les morceaux par cœur. On est devenu ami par la suite.
Les Doigts de l’Hommes : Il n’a rien demandé à la base, on cherchait un percussionniste.
La Gazette de Berlin : Vous avez donc un nouvel album ? On aura un aperçu ce soir ?
Les Doigts de l’Hommes : Officiellement, le disque sort le 24 mars et s’appellera « 1910 ». Ce soir vous aurez complètement un aperçu de nos nouveaux morceaux. C’est donc un disque hommage à l’occasion des 100 ans de la naissance de Django. Ce sont, soit des morceaux de Django, soit des morceaux qu’on a arrangés. Le nouveau répertoire on l’attaque déjà.
La Gazette de Berlin :Pour en revenir au nouveau membre. Benoit a intégré le groupe en 2007, était-ce prévu ?
Les Doigts de l’Hommes : On recherchait un percussionniste. Benoit était fan, il assistait à tous nos concerts, connaissait nos chansons par cœur, on le voyait à tous les concerts et après on l’a accueilli.
Benoit : J’étais fan, je connaissais tous les morceaux par cœur. On est devenu ami par la suite.
Les Doigts de l’Hommes : Il n’a rien demandé à la base, on cherchait un percussionniste.
La Gazette de Berlin : Du coup vous pouvez utiliser plus facilement des instruments ? Vous jouez de la mandoline, de l’oud.
Les Doigts de l’Hommes : En trio avant c’était plus difficile de laisser la guitare. Spectre sonore. Du fait qu’il soit arrivé nous avons profité pour utiliser d’autres instruments. C’est plus facile de passer d’un instrument à l’autre. Jusque là on était plongé dans la formule uniquement guitare. Quand Benoit est arrivé j’en ai profité pour utiliser davantage d’instruments pendant les concerts.
La Gazette de Berlin : Berlin est un choix anodin ? Au fait vous parlez allemand ?
Les Doigts de l’Hommes : En trio avant c’était plus difficile de laisser la guitare. Spectre sonore. Du fait qu’il soit arrivé nous avons profité pour utiliser d’autres instruments. C’est plus facile de passer d’un instrument à l’autre. Jusque là on était plongé dans la formule uniquement guitare. Quand Benoit est arrivé j’en ai profité pour utiliser davantage d’instruments pendant les concerts.
La Gazette de Berlin : Berlin est un choix anodin ? Au fait vous parlez allemand ?
Les Doigts de l’Hommes : C’est un choix totalement anodin, oui, on a un avis sur l’endroit mais on ne choisit pas toujours où on va. On est super content d’être ici.
Olivier : Justement je lui disais tout à l’heure que je n’avais jamais mis les pieds à Berlin. Les seuls contextes où j’entends le nom de la ville ce sont des films de guerre. Je lis beaucoup de livres sur la guerre. Je suppose que les Allemands en ont marre qu’on le leur rabbache. Au contraire ça fait bizarre de venir ici, je suis content d’être là. C’est un autre contexte, on va jouer. Moi je ne parle pas du tout allemand mais Yannick oui.
La Gazette de Berlin : Après l’Allemagne vous vous envolez où ?
Les Doigts de l’Hommes : D’abord nous allons à Leipzig, on revient à Nogent le Retrou (au sud ouest de Paris), puis en Autriche, en Serbie et en Argentine.
La Gazette de Berlin : Vous commencez la promotion avant la sortie de l’album ?
Les Doigts de l’Hommes : En Ardèche, on a créé un tout nouveau spectacle. L’autre décor est en fabrication donc ce soir l’ancien est de sorti. Le spectacle entièrement nouveau démarrera en mars. Beaucoup de projets sont en chantiers, l’hiver c’est la période creuse pour les concerts. C’est surtout à partir de mars que tout va commencer.
La Gazette de Berlin : Nous allons vous suivre de toute façon ! A bientôt et bon concert !
Propos recueuillis par Mélanie Duault & Gaëlle Le Breton le 21 janvier 2010
* Concert organisé par le bureau export de Berlin qui aide à diffuser la musique française à l’étranger et soutenu par Carine Delplanque, directrice de l’Institut Français de Berlin.