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Encore inédite sur le vieux continent, la musique des Australiens de Dukes of Windsor arrive enfin à nos oreilles. « It’s A War » sort en Europe ce moi-ci et réunit les meilleurs titres des albums « Minus » et « The Others ». Dukes of Windsor, malgré un nom faussement guindé, c’est du gros électro-rock pour oreilles avides de décibels. Ces Berlinois d’adoption sont en concert au Magnet le 6 mars.


L’existence d’un groupe peut parfois tenir à si peu de choses... En 2005, si le chanteur Jack Weaving n’avait pas accepté ce petit job à la piscine, il n’aurait jamais rencontré par hasard le guitariste Oscar Dawson ni entamé une discussion sur leurs groupes préférés. Ils n’auraient alors pas décidé de monter un groupe suite à ce bavardage fructueux, ni rencontré le bassiste Joe Franklin, et encore moins recruté Scott Targett aux clavier et Cory Blight à la baterrie. Au final Dukes of Windsor n’aurait jamais vu le jour. Moralité ? La piscine favorise la vitalité du rock.



Partir un jour, sans retour ?

 

Pour l’artiste, quand l’inspiration se laisse désirer, partir reste toujours une bonne solution. « Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait, c'est le voyage qui vous fait » écrivait Nicolas Bouvier. Dukes of Windsor est un quintet qui voulait donner une nouvelle impulsion à leur électro-rock roublard. Reste à trouver la destination. New York ? Londres ? hé bien non, c’est Berlin qui sera leur terre promise. Ainsi, depuis décembre 2009, les Australiens savourent les bienfaits de la trépidante capitale allemande et se régalent de toutes les nouvelles influences qui s’offrent désormais à eux. C’est ça la « Berlinspiration ».

 

Mais retour en arrière. Australie, Melbourne, 2005. Dukes of Windsor enregistre « The Others » avec aux commandes de la production, un certain Jonathan Burnside. Ce dernier est (re)connu dans l’univers du rock bien gras car il a materné Nirvana et Faith No More. Pour leur second album, « Minus », le groupe fait appel à Pelle Henriccson et Eskil Lövström, deux vikings de la production. Mais pour travailler avec eux, les Australiens doivent endurer les températures sub-zéro de l’hivers suédois. Au moins nos quatre kiwis ne sont dorénavant plus frileux et le climat de Berlin doit leur sembler presque tropical.

 

 



Donald Dukes (of Windsor)

 

Tandis que Dukes of Windsor compose gentiment durant cet hiver berlinois (trop long), le label allemand Motor Music sort « It’ A War », une compile regroupant les meilleurs chansons du groupe. Le secret du quintet repose sur un équilibre entre des guitares sales, rugueuses et des claviers aériens accompagnés d’une voix chaude. Pour faire simple, Dukes Of Windsor serait un peu les cousins australiens de Bloc Party. Leurs chansons collent à l’oreille. A l’instar de leurs compatriotes The Presets et Cut Copy, Dukes of Windsor concilie parfaitement électro, rock et dance. Serait-ce une nouvelle marque de fabrique australienne ? Weaving revient néanmoins sur les spécificités de son groupe :

« Cela nous arrange mais aussi nous porte à préjudice de ne pouvoir être catalogué. Tout le monde s’empresse de nous coller l’étiquette « électro » mais la magie du truc est que nous sommes cinq mecs avec chacun un background musical complètement différent. Nous sommes d’excellents musiciens car vous ne pouvez jamais savoir ce qu’on va jouer dans la seconde qui suit. Nous ne sous sommes jamais posés de règle et c’est très bien comme ça. L’objectif, c’est de réussir à atteindre le « syndrome Madonna », c’est à dire constamment se réinventer afin de progresser. Si on ne peut pas y arriver, c’est la noyade assurée ».

 

Moralité ? La piscine peu parfois traumatiser les rockeurs...

 

 

Camille Larbey, 02/02/10

 

N.B. Pour les amoureux des clubs, TV Rock a réalisé un remix monstrueusement groovy du titre The Other de Duke of Windsor. A écouter d’urgence !

 

www.myspace.com/dukesofwindsor

 

Concert :

Berlin, 06 mars 2010, au Magnet, www.magnet-club.de

 

 

 






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