21.05.2013  
  N°. 32 /// du 22 juillet au 21 octobre 2008 / Vie pratique / La mer Baltique version Ossies /   
  La mer Baltique version Ossies  
   
 



Stralsund vue de Rügen


Vous voulez rendre jaloux vos amis en partant dans un lieu exotique cet été ? Et sans dépenser une fortune pour aller à l’autre bout du monde. La mer baltique peut vous suffire. Il n’y a pas que de l’eau à 15 degrés remplie de serpents de mer. Il y a aussi de charmantes petites villes hanséatiques. Exemple avec Stralsund, aux portes de Rügen, « la plus grande île d’Allemagne »

Stralsund est apparue dans tous les médias le 11 juillet dernier. Angela Merkel a débarqué avec une horde de caméras pour inaugurer l’Ozeaneum, lui aussi autoproclamé le plus « grand musée marin d’Allemagne ». En clair : un aquarium. Trois heures de queue et une entrée a 10 euros par personne, 3 euros pour les enfants – tarif réduit pendant les travaux, 14 euros quand le bâtiment sera définitivement fini ! L´équipe du musée attend plus de 500 000 visiteurs par an, et espère ainsi dynamiser le tourisme dans ce coin de Poméranie Occidentale toujours en difficulté.




Le port, vidé de ses touristes


Pourtant, ce ne sont pas les touristes qui manquent.

 

La vieille ville se parcourt rapidement. Entourée de plans d’eau, elle donne sur un port désormais entièrement converti à la plaisance. Le port commercial est plus loin, près d’un immense hangar bleu vif, visible à plusieurs kilomètres à la ronde et frappé des lettres Volkswerft, chantier naval à la sauce est-allemande. « Et qui marche très bien aujourd`hui » vous répondront fièrement les Strelasundais si vous leur faites part de vos doutes. Après des années difficiles, l’activité semble en effet repartie grâce au soutien des pouvoirs publics et de l’Union Européenne. 




La vieille ville

Stralsund, ce n’est plus que 57 000 habitants.

 

17 000 de moins qu’à la chute du mur. En plein centre, derrière des maisons nord-allemandes typiques à peine rénovées, on trouve encore de nombreuses bâtisses laissées à l’abandon, murs et fenêtres condamnés.

Le tourisme semble être ici tombé du ciel. La ville n’y est d’ailleurs pas totalement préparée. Difficile de trouver un bar ouvert après 22 heures. Encore plus difficile de trouver une place libre dans un restaurant entre midi et deux, quand tout le monde parcourt les quelques vieilles rues commerçantes. Une bonne solution : sortir des sentiers battus le jour, parcourir la ville au coucher du soleil quand tous les visiteurs sont partis. C’est à ce moment là que l’on peut observer au mieux les façades anciennes.

 

Il faut également passer par le Heiliggeistkloster, tout près du port. Entièrement rénové après la chute du mur, il a été transformé en petits logements regroupés autour de la cour, ouverte au public. On est loin des Ryad de Marrakech. Comme souvent en ex-RDA, les églises servent moins de lieux de culte que de salles de spectacles. Avec un programme pas toujours des plus excitants, mais qui ne fatigue pas trop l’esprit en vacances. Et Stralsund est aux pieds de Rügen, une île qui peut se parcourir très agréablement en vélo. Compter quand même plusieurs jours pour en faire le tour entier.

 

05/08/08 Jean-Baptiste Chastand, Photos: Laura Roth et Jean-Baptiste Chastand.

 

S’y rendre : De Berlin, trains régionaux en 3 heures. 35 euros aller/retour avec le Ostseeticket. Les trains circulent aussi sur Rügen.

 

Y dormir : Pour les petits budgets, une auberge de jeunesse a ouvert en juillet dernier près du port. Accueil formidable et prix raisonnables : www.hostel-stralsund.com

 

Y manger : Comme partout dans le Nord de l’Allemagne, difficile de passer à côté des Fischbrötchen…




Panorama de Stralsund. Photo: Darkone


 
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