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imprimer   24.05.2013 
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La couverture du Bild au lendemain de la démission du ministre.


Le ministre de la Défense Karl-Théodor von und zu Guttenberg a démissionné le 1er mars 2011. Voici en intégralité son discours en allemand et la traduction de son discours en français.


J'ai informé dans un entretien très amical avec la chancelière [NDLR: Angela Merkel ] que j'allais démissionner de mes fonctions politiques et laisser ma place.  C'est la démarche la plus douloureuse de ma vie. Cettedécision est motivée par ma thèse erronée, bien que je comprenne que cela puisse aller à l'encontre d'une grande partie de la science. Cette raison pose en particulier la question de savoir si je suis encore suffisamment responsable pour remplir les hautes exigences que ma fonction demande. Je porte jusqu'ici les responsabilités d'une fonction exigeante. Une responsabilité qui requiert si possible une concentration à toute épreuve et un travail irréprochable, avec en tête l'idée de la plus grande réforme militaire de notre histoire que j'ai entreprise, et avec la volonté de renforcer l'armée par des troupes prestigieuses qui sont devenues chères à mes yeux.

Les dernières semaines ont montré que l'intérêt médiatique et public pour la personne de Guttenberg et sa dissertation ont conduit à un regrettable report de l'attention à mon égard et non pas sur la mort et la disparition de 13 soldats. Contrairement à ce que l'on pouvait prévoir cette semaine, de telles circonstances semblent avoir porté atteinte à mes mesures, qu'il s'agisse de l'affaire Gorch Fock* ou des évènements révolutionnaires en Afrique du Nord.

Je ne peux plus en assumer la responsabilité si cela retombe sur les épaules des soldats et non plus sur ma seule personne. Et c'est pourquoi j'en tire les conséquences que j'ai et que j'aurais exigées des autres, puisque ma fonction, l'armée, la science et le parti qui me soutient, risquent d'être atteints. Je dois, comme chacun d'entre nous, assumer mes faiblesses et mes erreurs. De mes erreurs, des plus petites aux plus grandes, qu'il s'agisse de politique ou de l'écrit de mon doctorat. Cela m'a toujours tenu à cœur de ne pas les divulguer au public. C'est pourquoi je me suis sincèrement excusé auprès de tous ceux que j'ai pu blesser par mes omissions et mes erreurs, et je tiens à le répéter encore aujourd'hui.

Certains se demandent pourquoi je démissionne seulement aujourd'hui. C'est d'abord une décision prise à l'égard de la plupart des insatisfaits mais c'est avant tout une question de morale. Ce n'est facile pour personne d'abandonner la fonction qui se trouve être notre raison d'être. Une fonction qui comporte une responsabilité envers beaucoup d'Hommes et de leurs vies. A cela s'ajoute le fait que je devais me laisser un certain temps pour prendre une décision d'une telle portée. Ce temps se trouvait être trop long pour l'opposition et les médias. D'autant plus que les évènements dont il est question se sont déroulés des années avant mon entrée en fonction.

Ces derniers jours, on a beaucoup discuté « convenances », mais c'était justement pour moi une question de convenance d'enterrer au plus vite les trois soldats tombés avec dignité et que les débats sur ma personne n'interfèrent pas avec leur mémoire. C'était aussi une responsabilité impérative à l'égard de cela, à l'égard de tous les soldats. Cela se fait de quitter une maison quand celle-ci est en ordre; la semaine dernière encore j'ai avancé d'un pas décisif dans la réforme, que mon successeur pourra mettre en application. Le concept de la réforme demeure.

Face aux nombreux reproches concernant ma crédibilité c'est à moi de répondre à la demande de clarification au sujet de ma dissertation. D'un côté à l'égard de l'université de Bayreuth où j'en ai déjà tiré les conséquences en demandant le retrait de mon titre de docteur. De l’autre, je respecte aussi tous ceux qui veulent voir l’effectivité des processus pénaux vérifiée. Ce serait, selon mes convictions, dans l’intérêt public et dans mon propre intérêt si les enquêtes du ministère public relatives aux questions concernant le droit d’auteur pouvaient être menées sans délai, après la levée de l’immunité parlementaire - si toutefois elle est encore nécessaire.

L'intense violence de l'attention médiatique autour de ma personne, à laquelle j'ai beaucoup contribué, mais aussi la qualité des discussions ne restent pas sans effets sur moi même et sur ma famille. Il est connu que les mécanismes des affaires politiques et médiatiques peuvent être destructeurs. Qui se destine à la politique ne peut s'attendre, dans ce genre de situation, à aucune compassion. Je n'en réclame d'ailleurs pas non plus. Je ne dois pas non plus m'attendre au “respect”, qui habituellement accompagne les démissions. Cela signifie alors peut être que Guttenberg n'est pas à la hauteur des forces politiques. Peut-être, peut-être pas. Et si c'était le cas, si j'avais modifié mon personnage, alors je devrais agir en conséquence.

Je remercie de tout cœur la grande majorité de la population allemande, les nombreux membres de l'Union [NDLR : son parti la CDU], le chef de mon parti et en particulier les soldats et soldates qui m'ont soutenu dans ma décision de ne pas démissionner de mon poste de ministre de la Défense jusqu'à aujourd'hui. Je remercie particulièrement Madame la chancelière pour son soutien expérimenté, sa grande confiance et sa compréhension. Mais il ne m'est plus possible d'assumer la responsabilité des attentes placées en moi dans la mesure qui me parait nécessaire. Je donne en ce sens raison à mes adversaires: je n'ai en effet pas été nommé ministre de l'Autodéfense mais ministre de la Défense.

Pour conclure, une phrase qui est peut être inhabituelle pour un politicien: j'ai toujours été prêt à combattre, mais j'ai atteint les limites de mes forces. Merci beaucoup.




La thèse controversée de Guttenberg.

"Ich habe in einem sehr freundschaftlichen Gespräch die Frau Bundeskanzlerin informiert, dass ich mich von meinen politischen Ämtern zurückziehen werde und um meine Entlassung gebeten. Es ist der schmerzlichste Schritt meines Lebens. Und ich gehe nicht alleine wegen meiner so fehlerhaften Doktorarbeit, wiewohl ich verstehe, dass dies für große Teile der Wissenschaft ein Anlass wäre. Der Grund liegt im Besonderen in der Frage, ob ich den höchsten Ansprüchen, die ich selbst an meine Verantwortung anlege, noch nachkommen kann. Ich trage bis zur Stunde Verantwortung in einem fordernden Amt. Verantwortung, die möglichst ungeteilte Konzentration und fehlerfreie Arbeit verlangt – mit Blick auf die größte Bundeswehrreform in der Geschichte, die ich angestoßen habe, und mit Blick auf eine gestärkte Bundeswehr mit großartigen Truppen im Einsatz, die mir engstens ans Herz gewachsen sind.

Wenn allerdings, wie in den letzten Wochen geschehen, die öffentliche und mediale Betrachtung fast ausschließlich auf die Person Guttenberg und seine Dissertation statt beispielsweise auf den Tod und die Verwundung von 13 Soldaten abzielt, so findet eine dramatische Verschiebung der Aufmerksamkeit zulasten der mir Anvertrauten statt. Unter umgekehrten Vorzeichen gilt Gleiches für den Umstand, dass wochenlang meine Maßnahmen bezüglich der 'Gorch Fock' die weltbewegenden Ereignisse in Nordafrika zu überlagern schienen.

Wenn es auf dem Rücken der Soldaten nur noch um meine Person gehen soll, kann ich dies nicht mehr verantworten. Und deswegen ziehe ich, da das Amt, Bundeswehr, die Wissenschaft und die mich tragenden Parteien Schaden zu nehmen drohen, die Konsequenz, die ich auch von anderen verlangt habe und verlangt hätte. Ich habe wie jeder andere auch zu meinen Schwächen und Fehlern zu stehen. Zu großen und kleinen im politischen Handeln, bis hin zum Schreiben meiner Doktorarbeit. Und mir war immer wichtig, diese vor der Öffentlichkeit nicht zu verbergen. Deswegen habe ich mich aufrichtig bei all jenen entschuldigt, die ich aufgrund meiner Fehler und Versäumnisse verletzt habe. Und ich wiederhole dies auch ausdrücklich heute.

Manche mögen sich fragen, weshalb ich erst heute zurücktrete. Zunächst ein möglicherweise für manche unbefriedigender, aber allzu menschlicher Grund. Wohl niemand wird leicht, geschweige denn leichtfertig, das Amt aufgeben wollen, an dem das ganze Herzblut hängt. Ein Amt, das Verantwortung für viele Menschen und deren Leben beinhaltet. Hinzu kommt der Umstand, dass ich mir für eine Entscheidung dieser Tragweite jenseits der hohen medialen und oppositionellen Taktfrequenz die gebotene Zeit zu nehmen hatte. Zumal Vorgänge in Rede stehen, die Jahre vor meiner Amtsübernahme lagen.

Nachdem dieser Tage viel über Anstand diskutiert wurde, war es für mich gerade eine Frage des Anstandes, zunächst die drei gefallenen Soldaten mit Würde zu Grabe zu tragen und nicht erneut ihr Gedenken durch Debatten über meine Person überlagern zu lassen. Es war auch ein Gebot der Verantwortung gegenüber diesen, ja gegenüber allen Soldaten. Und es gehört sich, ein weitgehend bestelltes Haus zu hinterlassen. Deshalb letzte Woche noch einmal viel Kraft auf den nächsten entscheidenden Reformschritt verwandt wurde, der nun von meinem Nachfolger bestens vorbereitet verabschiedet werden kann. Das Konzept der Reform steht.

Angesicht massiver Vorwürfe bezüglich meiner Glaubwürdigkeit ist mir auch ein aufrichtiges Anliegen, mich an der Klärung der Fragen hinsichtlich meiner Dissertation zu beteiligen: Zum einen gegenüber der Universität Bayreuth, wo ich mit der Bitte um Rücknahme des Doktortitels bereits Konsequenzen gezogen habe. Zum anderen habe ich zugleich Respekt vor all jenen, die die Vorgänge zudem strafrechtlich überprüft sehen wollen. Es würde daher nach meiner Überzeugung im öffentlichen wie in meinem eigenen Interesse liegen, wenn auch die staatsanwaltlichen Ermittlungen etwa bezüglich urheberrechtlicher Fragen nach Aufhebung der parlamentarischen Immunität, sollte dies noch erforderlich sein, zeitnah geführt werden können.

Die enorme Wucht der medialen Betrachtung meiner Person, zu der ich selbst viel beigetragen habe, aber auch die Qualität der Auseinandersetzung bleiben nicht ohne Wirkung auf mich selbst und meine Familie. Es ist bekannt, dass die Mechanismen im politischen und medialen Geschäft zerstörerisch sein können. Wer sich für die Politik entscheidet, darf, wenn dem so ist, kein Mitleid erwarten. Das würde ich auch nicht in Anspruch nehmen. Ich darf auch nicht den Respekt erwarten, mit dem Rücktrittsentscheidungen so häufig entgegen genommen werden. Nun wird es vielleicht heißen, der Guttenberg ist den Kräften der Politik nicht gewachsen. Das mag sein oder nicht sein. Wenn ich es aber nur wäre, indem ich meinen Charakter veränderte, dann müsste ich gerade deswegen handeln.

Ich danke von ganzem Herzen der großen Mehrheit der deutschen Bevölkerung, den vielen Mitgliedern der Union, meinem Parteivorsitzenden und insbesondere den Soldatinnen und Soldaten, die mir bis heute den Rücken stärkten, als Bundesverteidigungsminister nicht zurückzutreten. Und ich danke besonders der Frau Bundeskanzlerin, für alle erfahrene Unterstützung und ihr großes Vertrauen und Verständnis. Es ist mir aber nicht mehr möglich, den in mich gesetzten Erwartungen mit dem mir notwendigen Maß an Unabhängigkeit in der Verantwortung gerecht zu werden. Insofern gebe ich meinen Gegnern gerne recht, dass ich tatsächlich nicht zum Selbstverteidigungs-, sondern zum Minister der Verteidigung berufen wurde.

Abschließend ein Satz, der für einen Politiker ungewöhnlich klingen mag. Ich war immer bereit, zu kämpfen, aber ich habe die Grenzen meiner Kräfte erreicht. Vielen Dank."

 

 

 

Océane Bonne, Julia Druelle, Aliénor M.Carrière

04.03.2011








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