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 Candidat centriste, Denis Matton a reçu le soutien officiel du parti Chrétien-Démocrate
Photo: Denis Matton
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Un nouveau candidat centriste fait son apparition dans la 7e circonscription : Denis Matton, candidat du Parti Libéral Démocrate. Avec la création récente de 11 circonscriptions électorales, les Français de l’étranger éliront en juin prochain, pour la première fois, leurs députés directement à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

La Gazette : Pourriez-vous revenir sur votre parcours et les motivations qui vous ont amené à vous présenter ?
Je fais partie du personnel du ministère des Affaires étrangères et européennes. J’ai 56 ans. Dans mon parcours, j’ai été à plusieurs reprises responsable de sections consulaires à l’étranger. Je connais donc bien les dossiers liés à l’expatriation. Ce qui m’a décidé à entrer en politique, c’est la situation financière critique dans laquelle nous ont plongés les partis de gauche et de droite qui nous gouvernent depuis 30 ans. Je veux proposer aux électeurs des solutions qui n’ont jamais été introduites en France et qui ont pourtant produit des effets bénéfiques à l’étranger : Europe du Nord, Canada, Nouvelle-Zélande.

La Gazette : Sur quels points comptez-vous axer votre campagne ?
D’une part, je veux montrer, en m’appuyant sur mon parcours professionnel, que les électeurs peuvent me faire confiance pour aborder les questions liées à l’expatriation et traiter des problèmes qu’ils rencontrent dans leur quotidien de Français à l’étranger. D’autre part, je souhaite proposer des solutions libérales pour sortir de notre crise financière qui passent par :
- Une réforme de l’Etat en profondeur avec moins d’interventions dépensières, avec la fin des subventions du public au privé, avec la fin de la gestion bureaucratique de l’Education nationale, avec le recentrage sur les missions régaliennes (incluant la diplomatie et les consulats)
- Une réforme fiscale simplificatrice favorisant l’entreprenariat et la création d’emplois
- Une réforme des législations paralysantes qui assouplit le régime des 35 heures, qui élargit et fluidifie le marché du travail permettant une vraie mobilité sociale et créant de nouvelles opportunités pour les jeunes générations au lieu du blocage actuel.
Je souhaite aussi montrer que si les Français de l’étranger votent pour le PS, l’UMP ou leurs alliés, ils s’exposent aux risques de double imposition et de harcèlement fiscal que ne manqueront pas de produire les projets de chasse aux exilés fiscaux élaborés par ces partis.

La Gazette : Quel sens donnez-vous au "réveil de la France" que vous évoquez sur votre site?
Le réveil de la France pour moi c’est l’abandon des politiques dépensières qui empêchent notre pays de développer toutes ses potentialités et de saisir toutes les opportunités que lui offre la mondialisation.
Le réveil de la France c’est la fin du financement à crédit du pouvoir d’achat et le début de la baisse des prélèvements fiscaux qui permettra l’émergence de marchés solvables, créateurs de richesses et d’emplois économiquement viables.

La Gazette : Dans l’hypothèse où vous ne seriez pas présent au second tour, pour qui appelleriez-vous à voter ?
Evidemment, je ne me place pas dans cette hypothèse car j’estime avoir de bonnes chances d’être au second tour en pariant sur le bon sens des électeurs qui choisiront, j’en suis sûr, à la fois l’expérience des dossiers de l’expatriation et la voie de la véritable réforme.
Si jamais, par malheur, je n’étais pas présent au second tour, je voterais pour le candidat s’engageant fermement à soutenir une politique de réduction des interventions dépensières de l’Etat couplée à une réforme fiscale dynamisant l’économie et la création d’emplois.

La Gazette : Quel bilan tirez-vous des dernières élections présidentielles?
Je constate tout d’abord que ces élections n’ont pas marqué un effondrement de la droite. En dépit de la crise, en dépit de l’usure du pouvoir, le candidat de la droite a bien résisté et, s’il avait adopté une meilleure stratégie, il aurait pu l’emporter. Il n’y a donc pas eu en définitive un vote d’adhésion à un projet mais une sorte de vote « contre » comme l’a illustré la position prise par François Bayrou. A cet égard, je ne pense pas que le choix de M. Bayrou soit porteur d’avenir. On ne construit pas l’avenir en votant « contre » mais en promouvant un projet positif. Ses électeurs devraient en tirer les conséquences.

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 "Il faut remettre l'Etat à sa place" insiste Denis Matton sur son site
Photo: D.Matton
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La Gazette : En quoi votre parcours personnel et professionnel vous permet-il d'aborder les enjeux de la 7e circonscription?
On peut dire que je suis un professionnel de l’expatriation. Je la vis en tant que Français vivant et ayant vécu longtemps à l’étranger et je la gère dans mon métier. A plusieurs reprises, j’ai représenté l’Etat dans des conseils d’administration de lycée français à l’étranger par exemple ou participé à des comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle. Par ailleurs, je suis enraciné dans la Mitteleuropa. J’habite Timisoara, aux confins ouest de la Roumanie, qui regarde, de par son assise économique et culturelle, autant vers Budapest et Vienne que vers Bucarest. Je suis installé dans cette ville avec ma famille et mon épouse est roumaine. Je suis donc aussi très au fait de la problématique des couples mixtes. Enfin, j’ajoute que je suis germanophone et germanophile. Mon mémoire de maîtrise portait sur la philosophie de l’histoire de Hegel. J’ai fréquenté le Goethe Institut de Paris et séjourné en Allemagne pour perfectionner mon allemand. Et puis, vous savez, au Quai d’Orsay, le couple franco-allemand, on connaît bien.

Propos recueillis par Yann Samain
Le 18/05/12